C'est pas mon idée !

mercredi 11 avril 2012

Capital Koala transforme les réductions en épargne

Capital Koala
S'il m'arrive fréquemment de présenter dans ces colonnes des concepts originaux de promotions ou autres coupons de réduction (le dernier en date était celui de SmarterBank), ils sont toujours américains et je désespérais d'en voir des exemples (intéressants) en France. Ma patience est enfin récompensée : avec Capital Koala, les réductions obtenues sur les achats en ligne viennent alimenter le compte épargne d'un enfant.

Le principe en est simple : tout d'abord, le parent s'inscrit sur la plate-forme et désigne un bénéficiaire, pour lequel il va ouvrir un compte épargne. Il est aussi possible de grouper plusieurs participants dans des « koalitions » (par exemple familiales) alimentant la même cagnotte. Ensuite, pour chaque achat réalisé sur un des sites partenaires (parmi plus de 1 000 annoncés), les réductions obtenues, variant de quelques centimes à 20% du montant dépensé, vont être portées automatiquement sur le compte.

Capital Koala propose, pour l'instant, les produits spécialisés pour enfants de deux banques partenaires, Monabanq et ING Direct. Classiquement avec ce type de compte, ce sont les parents qui gèrent initialement l'épargne, le bénéficiaire n'en prenant réellement possession que lorsqu'il atteint sa majorité.


Le mode opératoire s'avère, hélas, un peu lourd. En effet, l'utilisateur doit passer d'abord par la plate-forme de Capital Koala (et s'être authentifié) pour accéder aux sites de commerce en ligne de son choix, sous peine de ne pas être identifié et de ne pas voir ses dépenses récompensées. Une alternative est proposée, sous la forme d'une barre d'outil intégrée au navigateur web, plus simple d'usage mais nécessitant une installation préalable.

L'avantage des établissements émetteurs de cartes sur une approche de ce type, qu'ils en soient à l'origine ou qu'ils n'en soient que partenaires, est évident : leur position leur permet d'automatiser entièrement l'attribution des réductions lors de la comptabilisation des opérations. Et c'est bien ainsi que fonctionnent les exemples américains que j'évoquais en introduction.

L'idée de Capital Koala me semble excellente mais je ne suis pas convaincu qu'elle soit viable en l'état, non seulement par son (léger) handicap d'usage mais également par son modèle économique, dont les revenus semblent uniquement issus des commissions reversées pour l'ouverture des comptes d'épargne. Finalement, il serait tellement plus cohérent que ce soit une banque qui propose ce service auprès de ses clients, même s'il restait « produit » par la startup

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