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jeudi 6 juin 2013

Axa lance un fonds d'amorçage pour les startups françaises

Axa
Dans le cadre d'une grande vague d'annonces (dont celle de sa nouvelle banque, Soon), Axa présentait mardi dernier une initiative [PDF] remarquable en faveur de l'innovation et de l'entrepreneuriat : Axa Seed Factory. Celle-ci prend la forme d'un fonds d'amorçage ciblant les jeunes pousses intervenant dans les secteurs de la banque et de l'assurance.

Dotée d'un capital initial de 10 millions d'euros, cette structure indépendante se positionne à la frontière entre les interventions des business angels (qui participent à la création d'une activité) et des fonds de capital-risque (qui investissent plutôt dans les premières phases de développement). Avec cette enveloppe, l'ambition d'Axa Seed Factory est de constituer un portefeuille de 20 à 30 startups.

Outre l'axe métier, aligné sur les activités d'Axa, la stratégie du fonds est orientée principalement sur le domaine du numérique et sur des idées disruptives, capables de transformer les pratiques en vigueur. De plus, il n'est pas uniquement question d'investissement, puisqu'un modèle d'incubateur est également mis en place, à travers lequel les différentes entreprises soutenues pourraient profiter d'opportunités de mutualiser leurs moyens et/ou leurs efforts.

Axa Seed Factory

L'équipe dirigeante d'Axa Seed Factory est mixte, combinant une excellente connaissance du groupe Axa et de ses métiers avec une longue expérience autour de la création et de l'accompagnement de startups. Par ailleurs, il est clairement évoqué la possibilité que les investissements puissent être réalisés en association avec des partenaires (business angels et autres fonds), qui apporteront donc également leurs compétences.

Dans un contexte hexagonal où les sources de capitaux sont rares pour les créateurs d'entreprises, et plus particulièrement dans les premières étapes de développement de leurs activités, la démarche d'Axa est louable. D'autres grands groupes ont eu des approches similaires par le passé, mais ciblant souvent le marché américain, notamment la Silicon Valley. Or il existe aussi des opportunités à exploiter en France et la concurrence entre investisseurs y étant moindre, l'accès à des idées de qualité peut y être beaucoup plus abordable.

En revanche, il est étonnant que, dans sa présentation, Axa ne mette pas en avant les possibilités de déploiement en son sein des solutions développées par les entreprises qu'elle soutiendra. Simple "oubli" de communication ou choix délibéré ? Dans ce dernier cas, la stratégie serait singulièrement "bancale", en négligeant une bonne partie des bénéfices que peut rapporter la détection d'idées disruptives en avance de phase...

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